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LA MISSION

 

 

 

Bien camouflé en lisière du terrain d’aviation, un Focke-Wulf 190A attend son prochain départ. A l’aube le poste de commandement avertit le pilote qu’il est désigné pour remplir une mission de reconnaissance au-dessus de la Manche. Nous sommes en 1944 et l’expérience des premières années de guerre a permis d’améliorer l’équipement de vol des groupes de chasse, qui est désormais particulièrement bien adapté.

 

 

 L’équipement de vol

Il commence par enfiler les bottes à fermeture Eclair dont l’intérieur est fourré d’agneau. Ensuite le pantalon est ajusté, celui-ci a été spécialement conçu pendant la bataille d’Angleterre. Il permet au pilote de ranger et d’utiliser très rapidement les différents accessoires.


 

Ce pantalon surnommé "channel", renferme tout le nécessaire de secours en cas de crash dans la mer. Le pilote s’applique alors a placer dans les poches prévues à cet effet, les objets de survie :

- couteau à lame rétractable réservé au personnel navigant de la Luftwaffe, 

- carte plastifiée et disque de calcul (compas de navigation) très utile en cas de panne radio,

- sachets de colorant destinés à teindre la surface de l’eau (placés dans les poches latérales du pantalon). De couleur vive ce produit se répendra tout autour de l’aviateur en détresse, facilitant ainsi son repérage.

- fumigènes prévus pour fonctionner dans l’eau. Ceux-ci dégageront un panache de fumée brun-jaunâtre, bien visible, qui signalera la présence du pilote à l’hydravion venu lui porter secours, généralement un Dornier 24.

- pistolet lance-fusées placé dans une poche spécifique sur la cuisse droite, et ses cartouches de signalisation rouges et blanches rangées dans une poche sur la cuisse gauche.

- mât télescopique servant a utiliser une voile de fortune (dans une poche au bas de la jambière)

 Ensuite le pilote se glisse dans son blouson et introduit dans les poches extéreures les pansements individuels et la boite de ration de survie contenant du chocolat vitaminé.

Il ajuste le ceinturon et l’étui du pistolet réglementaire (arme qui peut lui être d’un grand secours en cas de saut en parachute en territoire ennemi, puis fixe sa monte chrono au poignet gauche et la boussole sur la manche droite.

Il termine en enfilant le gilet de sauvetage gonflable auquel sont attachés un sifflet et un miroir de signalisation.....c’est le moment de vérifier que la cartouche d’air est bien plombée !

A ce stade de l’équipement, le parachute est endossé avec toutes les sangles présentées vers l’avant pour être fixées sur la boucle à fermeture dite automatique (un quart de tour suffit pour que le pilote se trouve libéré). L’étui en toile renfermant le canot de sauvetage est placé sous le parachute. Il est maintenu par une ceinture et des bretelles. Le robinet de la bouteille d’air comprimé toujours à portée de main. En l’actionnant, le canot se gonfle instantanément et dégraffe l’étui.

Maintenant, le casque de radiophonie est positionné, il contient les écouteurs TSF et le laryngophone qui est lui-même ajusté autour du cou au niveau des cordes vocales.

Enfin, masque à oxygène en position d’attente, notre pilote chausse ses lunettes qui le protégera de jour contre l’éclat du soleil et de nuit contre celui des projecteurs.

 


Pistolet lance-fusées et ses fumigènes
Boucles de parachute à déverrouillage 1/4 de tour
boussole de bras
Boite de ration de survie
 

 

 

 

 

 La logistique au service du pilote

Entre ciel et mer, la confiance entre le pilote et sa base est permanente. La fraternité d’arme ne s’arrête pas qu’aux pilotes, elle s’étend à tous les hommes qui, avant le départ, pendant le raid et après l’engagement, veillent par un travail acharné a assurer aux pilotes le maximum de sécurité.

Tout part du poste de commandement. La distribution des ordres, les préparatifs dans la salle des cartes, les informations données par l’officier de radiotélégraphie et de navigation, l’activité des stations météorologiques et radiotélégraphiques ainsi que le travail de la compagnie de services de l’aérodrome.

 

L’ensemble de ces actions créent les conditions indispensables à la réussite de la mission. Le pilote doit avoir l’absolue certitude que les mécaniciens d’armement ont entretenus les mitrailleuses et les canons de telle sorte qu’ils soient à tout moment en parfait état de fonctionnement. De même, il doit pouvoir se reposer entièrement sur les informations métérologiques reçues ainsi que sur le comportement irréprochable de l’avoin tout entier et particulièrement de son moteur BMW801. Cela s’applique dans la même mesure au matériel radiographique et aux services de sécurité en mer en cas de sauvetage par navire garde-côte ou par hydravion.

 

 

Toutes ces conditions réunies permettent au pilote de décoler, tout à fait serein, pour une heure et quarente cinq minutes de vol, autonomie du FW190A sans réservoir supplémentaire.

 
 

 

 
DSI Aviatroglo

 

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