Retour à l'accueil
Accueil du site > L’association > Nos travaux > Réalisation d’un diorama

Réalisation d’un diorama

Diorama du " Centre V "

 

 

 Présentation

L’exposition réalisée en juin 2009 aux caves Bailly-Lapierre, nous a permis de créer un diorama représentant la totalité du projet aéronautique de Cravant-Palotte datant de 1936. Appelé "Cente V ", ce site industriel doit construire, regrouper, assembler et contrôler les éléments du nouveau bombardier léger de la firme Lioré et Olivier, pour le compte de l’armée de l’Air, le LéO 45.
 
Ce véritable plan de situation en 3D permettra au public de se situer par rapport à l’environnement actuel et de donner du volume à la présentation des plans, des objets, des uniformes dans l’espace consacré au Centre V de l’exposition. Un espace où le public sera aussi acteur de cette manifestation en signalant les différents éléments à partir d’un pupitre de commande.
 
 
 

 Recherche et projet

Tout commence par le recherche de documents, de renseignements et de conseils, car il faut bien se rendre à l’évidence, ce sera une première. Début janvier 2008, toutes les phases de la construction sont finalisées. Le diorama sera construit à l’échelle 1/1000ème en prenant comme fond une carte d’état major au 1/25000ème agrandie jusqu’à l’obtention de l’échelle requise. L’avantage de ce type de carte est que tous les niveaux d’altitude sont traçés par palier de 5 mêtres.
 
 
 
L’emprise totale représentera un carré de 1,60 mêtres de côté. Un support en bois démontable en deux parties sera construit de façon à faciliter son transport. Le volume de l’ensemble sera confectionné en superposant des plaques de polystyrène de 5 mm d’épaisseur (une plaque = 1 niveau d’altitude de 5 mêtres). Chaque bâtiment sera signalé par une diode de couleur différente, et l’intérieur des carrière sera visible dans sa totalité.
 
 
 

 Construction

Chaque couche de terrain est tracée et découpée sur du papier calque pour servir de gabarit. Il en faut 24 pour atteindre la partie supérieure du diorama. La première couche de polystyrène est collée directement sur le support (fabriqué en contre-plaqué et renforçé par des tasseaux) et découpée suivant le gabarit correspondant. Ce niveau représente les contours du lit de la rivière et du canal. Cette opération est répétée couche par couche, et permet de visualiser l’ensemble du site.
 
 
 
La représentation de toutes les galeries de la carrière est réalisée avec l’aide du plan d’origine, à la bonne échelle, et tracée sur du papier calque servant de gabarit. L’ensemble représentant 3 hectares et demi, est découpé pilasse par pilasse, dans une plaque format A3 de carton plume. Il faut coller trois épaisseurs pour atteindre la hauteur de voûte maximale. Il suffit ensuite d’insérer cet ensemble en découpant le polystyrène et en l’encastrant d’un seul bloc. La sculpture d’une casquette donne une vision totale, et permet de faire figurer la partie haute du terrain dans sa totalité.
 
Le gros de la structure est ainsi achevé, il est maintenant possible d’atténuer les angles vifs par ponçage, d’ébaucher la route, les chemins, et tous les emplacements occupés par les différentes structures. Le passage d’un enduit fin à l’eau, étalé en trois couches, permet de lisser les imperfections liées à l’emploi du polystyrène et de solidifier le surface.
 
La construction des différents bâtiments et accessoires commence début juin. Le projet de 1936 comprend, sur la rive gauche de l’Yonne, la centrale de montage blindée, deux hangars de piste, deux cantines, une gare de maintenance et son noeud ferroviaire, ainsi qu’un gare de transfert de marchandises, équipée d’un téléphérique. Sur le rive droite sont prévues, de part et d’autre des carrières, deux cantines et le poste d’arrivée du téléphérique. Les trois carrières, destinées à abriter les chaines de production d’un tronçon du bi-moteur LéO45 étant réalisées, nous allons faire figurer les installations datant de l’époque de l’extraction de la pierre, notamment le bâtiment des ouvriers situé devant l’entrée centrale, le quai d’embarquement et son accès en pente vive, et dans la plaine, l’écluse de Rivottes et les deux ponts enjambant le canal du Nivernais.
 


 
 
Les plans d’époque et des photos permettent de dessiner les croquis de tous les éléments. Ensuite, la construction des bâtiments est réalisée en carton découpé et collé. Les plus petits sont taillés dans du polystyrène extrudé. Les éléments des véhicules sont taillés dans du bois, collés et complétés avec des morceaux de carton. A l’échelle 1/1000ème ces constructions mesures quelques millimètres et vous pouvez imaginer, en regardant les photos de détails, les difficultés rencontrées. Plusieurs couches de peinture sont nécessaires et annoncent le travail de décoration du diorama.
 
 
 
 

 Décoration

Début octobre, tous les bâtiments ont été collés suivant les emplacements définis, et les chemins, routes, ballastes, terrains en cultures sont traçés. Ensuite, les essais de collage du flocage sont effectués (arbustes, friches, graviers, blocs rocheux, arbres, etc.....). La colle à papier est diluée avec de l’eau et il faut ajouter une goutte de liquide vaisselle pour permettre à celle-ci de remonter dans le flocage et ainsi, d’assurer une meilleure fixation. Ce travail long et minutieux s’étale sur une période de deux mois. Certaines portions sont revêtues de peinture (cultures, friches, cours d’eau, intérieur des carrières etc....). Une attention particulière est de mise pour la séparation des deux supports. Il n’est pas possible de rendre invisible cette ligne de coupe mais seulement d’atténuer sa visibilité en jouant avec les séparations des parcelles.
 
 
 
Début décembre, le gros de la décoration étant terminé, il reste à coller les accessoires tels que les pilônes du téléphérique, les véhicules et surtout l’ensemble du réseau ferroviaire.
 
 
Pour celui-ci, le bon mode d’emploi, long à imaginer, a été de coller en parallèle sur un ballast en gravier, deux fils de laiton argenté. Il faut déposer un point de colle en tendant de fil, et répéter cette opération des dizaines de fois. Le premier essai ne fut pas concluant car la colle cyanocrylate ne prend pas assez rapidement. La solution viendra avec l’ajout d’un produit à prise instantanée, par pulvérisation sur chaque point de colle. Pour ce faire, il faut quatre mains et beaucoup, beaucoup de patience et de minutie, notamment dans les courbes et les aiguillages.
 
 
 

 Finitions

Pour finir le diorama, un entourage de protection en contre-plaqué peint, de couleur gris bleu, est fixé avec des vis représentant des rivets.
 
 

 
 
Pour la partie électrique, des diodes sont installées dans chaque bâtiment par le dessous du support et reliées au pupitre de commande représentant une partie de la planche de bord du LéO45. L’idée est que toutes les lumières soient allumées en permanence . En actionnant un interrupteur du pupitre, une diode s’éteigne et situe l’endroit choisi.
Il aura fallut un an pour étudier et construire cet ensemble.
 
Photos réalisées par Laurent ONNO
 
 
 
 
 
 
 
 

 Le diorama terminé

 
 
Survol photographique du Diorama terminé 

 


Projet et conception : Dominique SIMON Aviatroglo Juin 2009
avec la participation de Franck BARAT, Jacques MILLE et Pierre-Laurent CHARRIER
 
 

 

A lire Aussi:

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0